Partie prendre l'air: découvrir mon sentier au cap Chignecto, avec The North Face et une nouvelle partenaire de randonnée

Caleb est un photographe et vidéaste d’aventure basé au Québec. Initié à la caméra dès l’âge de 13 ans, il a développé depuis un goût insatiable pour la montagne. Documenter les aventures qui s’y déroulent est un immense défi, mais pour Caleb, le jeu en vaut toujours la chandelle.

Partie prendre l'air: découvrir mon sentier au cap Chignecto, avec The North Face et une nouvelle partenaire de randonnée

La passion de Reilly Doucet pour le plein air la pousse à rechercher ce qui se cache derrière l'équipement de pointe, celui qui nous incite à sortir dehors. Elle aime la course, le camping, et maintenant la randonnée aussi.

Partie prendre l'air: découvrir mon sentier au cap Chignecto, avec The North Face et une nouvelle partenaire de randonnée

PARTIE PRENDRE L'AIR: DÉCOUVRIR MON SENTIER AU CAP CHIGNECTO, AVEC THE NORTH FACE ET UNE NOUVELLE PARTENAIRE DE RANDONNÉE

Ma première rencontre avec Alexandra se passe un mardi matin à six heures, dans un taxi. Je viens de dévaler les marches de mon appartement montréalais, après avoir ajouté quelques trucs de dernière minute au sac à dos sur lequel je devrai compter pour les quelques jours à venir. Tout ce que je sais d’elle, c'est qu’elle est coordinatrice marketing chez The North Face et, plus pertinent à notre situation, qu’elle aime une bonne rando.

On est en route vers la Nouvelle-Écosse, pour raconter l’expérience de la première longue randonnée d’une amoureuse de la nature avide d’aventure, accompagnée d’une mentore pour la guider dans son intimidant périple. L’aventurière avide, c’est moi. La mentore, Alexandra Desjardins. Ensemble, on s’en va visiter les sommets et vallées du parc provincial de Cape Chignecto, où on trouvera finalement bien plus que des vues à couper le souffle.

Alexandra elle-même ne se décrirait pas comme une mentore. Malgré ses expériences de randonnée au Canada, en Patagonie, en Tanzanie, en Colombie et au Pérou, même avant qu’on apprenne à se connaître, elle me considère comme sa partenaire de rando. Aussi simple que ça.

Mais si elle ne se sent pas comme la professeure, moi, je me vois certainement comme l’élève. Même si je suis souvent allée camper en voiture et que j’ai déjà fait des randonnées d’une journée, une aventure longue de plusieurs jours, sac au dos, c’est intimidant. Alors Alexandra m’apprend tout ce qu’elle en sait: de la gestion de notre nourriture (incluant le primordial VRAI café pour sa Bialetti) à la répartition du poids de ma tente Stormbreak, de mon sac de couchage Blue Kazoo et de tout le reste dans mon sac pour un maximum de confort. Et puis c’est un départ.

  • Reilly, rédactrice chez Altitude Sports.
  • Alexandra, randonneuse, mentore, et coordinatrice marketing, marque et sports chez The North Face.

En arrivant au parc, j’ai un petit sourire en lisant la pancarte suspendue à la bâtisse de service: «Cape Chignecto… IT’S NO WALK IN THE PARK». On est prévenues! Quand même, je suis loin de m’inquiéter devant la vue du ciel qui se jette doucement dans la mer, du même bleu paisible. Je peux sentir leur calme m’envahir à travers la brise de l’océan, comme si elle se mêlait à mon souffle dans une grande expiration. La lumière de mon phare intérieur s’allume: ah oui, c’est vrai, je vis pour ça. 

Même si je me considère comme une passionnée de la nature, une contradiction me ronge: je suis aussi une véritable citadine. Et parfois, le rythme chaotique de la vie quotidienne me fait oublier qu’il y a tout un autre monde qui m’attend là, dehors. Un monde fait de nuances infinies de vert qui sent la terre, la sève, et la rosée sur l’herbe. Mais il me suffit d’y passer un moment pour que ça me revienne.


On passe la première journée, commencée et terminée sur la plage, à grimper dans le bois pendant presque quinze kilomètres.

Même dans une disposition mentale revigorée par le grand air, c’est assez difficile pour moi. Mon dos me fait souffrir. Alexandra ajuste mon sac, en me montrant comment répartir le poids entre la ceinture sur mes hanches et les bretelles sur mes épaules, et me rassure: «La vie est toujours si rapide, s’il y a bien un moment où on peut ralentir, c’est maintenant!» OK, génial, parce que je suis complètement crevée. En m’endormant ce soir-là, je sens encore le poids d’un sac à dos imaginaire sur mes épaules.
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Je pense au camping en voiture, à comment il permet d’improviser. De réserver un site à la dernière minute et de remplir à la hâte le spacieux coffre de l’auto. De s’arrêter en route pour acheter ce qui manque de bouffe, les ingrédients raffinés des s’mores, et des saucisses à hot-dog. Quel luxe, quelle décadence! Il n’y a décidément pas de place pour l’improvisation dans notre coin reculé de l’arrière-pays.

Et il faut une garde-robe minimaliste, dans mon cas deux t-shirts Wander, combinés à une veste Thermoball Hybrid Eco et un pantalon convertible Paramount.

Au grand bonheur de mon dos, on a moins de kilométrage prévu au jour deux. Et les paysages sont complètement fous. En avançant sur le sentier sinueux qui longe le cap Chignecto, les falaises sont de plus en plus imposantes; comme des sculptures de pierre immenses et escarpées, façonnées par la toute-puissance de l’océan. Parsemées de pochettes de végétation ébrouées par le vent et l’eau salée, elles nous guident en avant. Si ce n’était de la silhouette effacée du Nouveau-Brunswick au loin, on se croirait au bout du monde.

Notre deuxième campement est comme sorti d’un conte de fées, blotti dans les bois et couvert d’épaisses couches d’herbe et de mousse. Impossible de se rendre à un tel endroit en voiture; ma conversion de campeuse à randonneuse est achevée.

Au menu avec notre souper, nos observations bien senties du périple jusqu’à maintenant. On ressent un genre de plaisir atavique à partager comme ça un repas au beau milieu de nulle part, composé uniquement de ce qu’on a transporté depuis deux jours - un repas qu’on a mérité, ensemble.

On ne se sent pas comme si on s’était rencontrées seulement trois jours plutôt. Hors de nos vies «normales», on est seules au monde. Alexandra avait raison depuis le début: le concept d’élève et de mentore s’est envolé, laissant derrière lui deux hiking buddies. Alors que notre amitié se développe à la lueur de nos lampes frontales, il se met à pleuvoir dans nos chocolats chauds.

Une bruine intermittente accompagne le reste de notre randonnée, couvrant tout d’un épais brouillard. Les rochers semblent surgir d’un autre monde, alors qu’ils transpercent la brume qui enveloppe cette troisième journée de marche. C’est le temps de sortir la veste Dryzzle Futurelight. Je traverse une flaque de boue et, un faux pas plus tard, j’ai une de mes bottes Vectiv enfoncée jusqu’à la cheville. Je rigole en regardant celles d’Alexandra, quasi immaculées: «C’est parce que c’est moi la mentore!» C’était parler trop vite. Dans l’après-midi, en glissant d’une bûche instable, elle s’immerge les deux pieds dans la bouette. Qu’on se le dise, personne n’est à l’abri de l’adversité sur le sentier…

Le quatrième jour, on se lève tôt et on réchauffe nos dernières victuailles - du gruau et du café - sur les berges d’un ruisseau longeant le sentier. Je remarque un escargot qui progresse lentement sur une roche. «Comme nous, avec nos sacs à dos», observe Alexandra, «sauf que maintenant ils sont si légers!» C’est le bon côté de ne plus avoir de nourriture…

On passe le reste de la journée à rêver aux fish and chips bien gras qui nous attendent dans le village le plus proche.

Il n’y a pas de comité d’accueil pour notre retour triomphal, juste la bâtisse de service et sa pancarte IT’S NO WALK IN THE PARK, cette fois-ci les portes ouvertes. Un employé en bottes de pluie nous fait un léger signe de tête. Alexandra et moi tombons dans les bras l’une de l’autre, en célébration de la distance parcourue. Priorité numéro un: enlever nos bottes et chaussettes mouillées. Chose faite, le sens de l'accomplissement m'envahit; la fierté d’avoir parcouru 52 kilomètres en quatre jours, et finalement complété ma première longue randonnée. Comme au départ, une grande expiration, pas tellement de calme cette fois, mais de confiance.

Je passe une grande partie de ma vie urbaine en manque. En manque de quelque chose qui m’échappe. Juste quelque chose, n’importe quoi, qui soit différent. Eh bien, j’ai compris. Ce dont j’avais besoin, c’était d’une pause de cet état d’insatisfaction. Et je l’ai trouvée dans la nature, à l’abri des possibilités et distractions infinies. Un endroit où tout est à sa place, où tout a sa raison d’être.

En y repensant, le plus gratifiant dans cette aventure n’est pas de l’avoir complétée, mais le sentiment de connexion que j’ai ressenti avec moi-même, avec mon environnement, et avec Alexandra tout au long de ces quatre jours. Immergée dans cet univers frugal qui est l’essence de la randonnée, j’ai pu apprécier la simplicité réparatrice du plein air - tout en passant un super bon moment avec une nouvelle amie.

Quelle différence, si vous avez campé seulement sur des sites avec des services, le coffre de l’auto plein à ras bord? Notre histoire s’adresse à quiconque se sent la volonté de prendre un risque et de s’aérer l’esprit. Que vous soyez un débutant ou une experte, que vous partiez à l’aventure avec une complice de toujours ou un nouvel ami, tout ce que vous avez à faire, c’est le premier pas. Le reste suivra. Et vous aussi, vous vous demanderez pourquoi vous avez attendu si longtemps.

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